Tourisme

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Curiosités

Qui parle de châtellenie évoque nécessairement l’existence d’un château, à l’instar de toutes les autres que sont Monthey, Saint-Maurice, Martigny, Saxon, Saillon et Conthey. L’archéologue Louis Blondel le situe sur la colline du Bémontet où est érigée la chapelle dédiée à Saint-Jean.

Mais aucun vestige ni écrit ne peuvent accréditer cette hypothèse. Dans la toponymie locale, il existe cependant plusieurs lieux-dits mentionnant la présence d’un château près du site de la Crettaz-Polet, monticule situé au couchant du village abritant ce dernier des regards des voyageurs venant de la plaine. Plusieurs suppositions sont avancées sans qu’elles se concrétisent par des preuves tangibles. Il est aussi question d’un bourg muré même s’il ne subsiste aucun témoin des enceintes, si ce n’est quelques pans de mur et une véritable impression de compacité.

Il n’en demeure pas moins que Sembrancher offre une architecture de village-rue fort intéressante avec une voie centrale débutant à l’ouest et se terminant au sud du bourg, avec un coude en son milieu. L’urbanisme du village date de la domination savoyarde et certaines constructions remontent à cette période avec une structure qui a traversé les siècles ne subissant que quelques modifications de détail. Le village présente des quartiers fort distincts en matière d’architecture, respectant ainsi les hiérarchies sociales : petites en son début, les maisons deviennent de plus en plus cossues et imposantes en son milieu et retrouvent des dimensions plus modestes à sa sortie.

La majorité des bâtiments du centre du bourg offrent la particularité d’être traversés en leur base par des couloirs reliant la rue principale à la place du village, autrefois entourée entièrement de constructions. La présence presque systématique de vitrines donnant sur la rue traduit une intense activité économique qui a perduré tout au long des siècles. Les ruraux sont quant à eux situés à l’arrière des maisons et sont accessibles par de petites venelles.

Au détour des rues pavées, l’eau jaillissante des nombreuses fontaines désaltèrent les habitants et visiteurs. (particularité chaque fontaine a son fontainier qui en assure l’entretien et le nettoyage)

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Itinéraires des chemins pédestres de la commune de Sembrancher

Une fois franchi le perron des Trappistes, véritable porte de l’Entremont, la vallée s’élargit, les pentes s’adoucissent, le paysage n’est plus aussi austère. Sur quelques kilomètres, la Dranse sépare en rive droite la commune de Vollèges de la commune de Sembrancher en rive gauche.


Un réseau bien étoffé de chemins et de sentiers pédestres jalonne le petit territoire de notre commune aux paysages parfois surprenants et enchanteurs.
Ces sentiers ne nous mèneront pas vers les glaciers et les neiges éternelles, nous sommes ici en moyenne montagne, à une altitude variant de 700 à 2600 m d’altitude.


Autour du village ou des ses hameaux de la Garde et Chamoille, c’est le charme de la campagne qui opère. Puis des forêts très diverses offrent leur part de magie avant que l’on ne découvre l’éclatante beauté des hauts pâturages.

Mais avant de découvrir toutes ces richesses, le village de Sembrancher mérite qu’on lui accorde un détour. Village antique déjà connu au Moyen-Âge, il conserve dans ses murs des bâtisses très anciennes qui cachent secrètement de très belles caves à voûte. A relever également son église, la place avec sa fontaine ronde sans oublier ses rues pavées qui lui confèrent cette ambiance particulière.

Tout autour les nombreux chemins de campagne offrent la possibilité de marcher dans la sérénité en improvisant son parcours sans risque de se perdre et de varier ainsi ses découvertes.

A l’ouest, on arrive de la plaine par la « Via Francigena » voie historique permettant aux pèlerins de voyager de l’Angleterre jusqu’à Rome. Dans sa 2ème partie, il emprunte le « Chemin de Napoléon » 2 qui serait passé là lors de son périple en Italie en 1800.


Toujours à l’ouest, la « Bretelle de la Médille » permet de s’intégrer aux sentiers « Des Mines du Mt Chemin » aménagés il y a quelques années afin de permettre aux randonneurs de découvrir toutes les richesses exploitées ici dans un passé récent. Le parcours débute aux « Trappistes » lieu-dit ainsi nommé après le séjour des moines fuyant la répression entre 1796 et 1798.

Dans un environnement proche de Sembrancher se situent plusieurs collines, ce qui contribue grandement au charme de la région. Sur celle de St Jean se trouve la chapelle du même nom et un joli pont de vue qui vaut le détour.

La montée au «Pas de la Face » est certes rude mais présente un triple intérêt : tout d’abord l’ambiance d’une forêt unique dans la région composée presque exclusivement de hêtres et de mélèzes. A mi-hauteur, on y découvre les ruines d’une ancienne carrière d’ardoises. ET enfin, lorsque l’on franchit le goulet escarpé du « Pas de la Face » on imagine un peu mieux les efforts qu’accomplissaient certains contrebandiers pour éviter d’être pris.


A noter qu’il permet en une boucle intéressante de rejoindre Sembrancher par l’un ou l’autre versant, et il est également possible de monter au Catogne par cet itinéraire.

Entouré de vallées sur ses 3 versants, le « Catogne », point culminant de la commune avec ses 2598 m, a la particularité d’être une montagne indépendante. Situé dans l’axe de la vallée du Rhône en direction du Léman d’où on l’aperçoit aisément, il est à même d’offrir un belvédère incomparable. Mais que l’on ne s’y méprenne pas. Les versants raides offrent peu d’accès motorisés. Le Catogne se gagne à pied, il se mérite.


Un chemin carrossable très raide conduit à l’alpage du Catogne à 1800 m. Il a servi jusque dans les années 1960 à l’estivage des bovins. Aujourd’hui des moutons les remplacent. Plus haut, une traversée en nord-ouest permet de gagner l’arête qui conduit au sommet. Avant l’éventuelle traversée sur Champex-lac, peut-être apercevrez-vous les bouquetins, hôtes permanents de ces hautes terres.


De Bovernier, on rejoint l’alpage de Catogne par un itinéraire des plus sportifs, le sentier « Des Escaliers » qui n’a d’autre choix que de contourner les falaises dominant les Trappistes.


Sur la rive droite de la Dranse d’Entremont, le Mt Brun et ses grandes pentes boisées occupent presque toute la place. En restant à son pied, on se rend rapidement dans la vallée de Bagnes  Sur cet itinéraire, on peut bifurquer au lieu-dit « Les bucules », pour gagner les hauts du Mt Brun.

 

Des routes de campagne fort agréables vous conduisent au second hameau de la commune, Chamoille, voisin de quelques centaines de mètres de son homonyme situé sur la commune d’Orsières.
De Chamoille, un sentier très direct amène le randonneur à l’alpage inférieur du « Chesal » et en poursuivant sur le chemin carrossable, on parvient au Larzey.


Par grandes chaleurs, la montée par le nord lui sera préférable : la pente y est plus douce et le parcours constamment ombragé. Aux mayens du Mt Brun où subsistent quelques clairières luttant contre l’emprise de la forêt omniprésente, s’offre la possibilité de rejoindre la « Côt » et mayens de Bruson, par la route forestière.

Le Larzey vaut la peine qu’on lui consacre une bonne halte : magnifique pâturage boisé, il offre une vue remarquable. Hélas, avec les difficultés de l’agriculture, il souffre d’un reboisement assez conséquent.


Nous sommes ici sur le passage de tours importants comme le « Tour des Combins » ou le « Tour du val de Bagnes » et plusieurs itinéraires s’offrent au promeneur. Bagnes à l’est Moay et les Mayens de Bruson, ou vers le sud l’alpage de Moay sur la commune d’Orsières. Ceux qui optent pour la montagne en direction du Six-Blanc et de la cabane de Mille prendront le sentier du haut par la Catine et les installations de remontées mécaniques de Bruson.

La présentation n’est pas exhaustive, néanmoins tous les principaux itinéraires y ont été cités avec les connections (flèches) sur les communes voisines de Bovernier, Vollèges, Orsières et Bagnes.


Nous souhaitons aux touristes marcheurs d’ici ou d’ailleurs bien du plaisir à cheminer sur des chemins et sentiers en général bien entretenus.


Un bémol toutefois : certains itinéraires servent également à la pratique de sports motorisés (motos, quads), et leur aspect tient plus du ravin que du chemin. Il se peut même, que vous ayez à leur faire rapidement la place lors de votre randonnée. Il semble que cette situation doive perdurer, pour le grand désarroi du tous ceux qui utilisent ces chemins, mais aussi pour ceux qui les entretiennent.

Contact pour Tourisme

Au Pays du St-Bernard  : www.saint-bernard.ch

CREPA : www.crepa.ch